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On en parle ailleurs
:
 
Le 6 janvier 2007:
 
 


De tous les points de la Terre


De tous les points de la terre
Il monte, il monte,
De tous les points de la terre
Le cri de détresse des hommes
Détresse des sans travail
Détresse des sans pays
Détresse des sans soleil,
Détresse des sans amour .
De tous les points de la terre

Il gronde, il gronde
De tous les points de la terre
Le cri de révolte des hommes.
Colère des outragés,
Colère des endettés,
Colère  des rejetés
De tous les points de la terre,

Il lève, il lève
De tous les points de la terre
Le cri de révolte des hommes.
Combats pour la liberté,
Combats pour la dignité,
Combats pour la vérité,
Combats de fraternité.De tous les points de la terre ,
Il chante, il chante
De tous les points de la terre,
Le cri d’Espérance des hommes.
Espoir entre leurs mains,
Espoir de délivrance,
Espoir d’un monde humain,
Espoir de renaissance.

 Saint-Denis, 30 décembre 2006    Message de Noël

- Pour celles et ceux vivant       
la condition de  Sans papiers, 
-Pour  celles et ceux l’ayant vécu,
-Pour leurs « soutiens »,
-Pour les élus politiques
Responsables de l’immigration,
-Pour celles et ceux qui travaillent
dans des services et institutions en
liens avec les migrants et réfugiés.      

Message adressé par

les adultes de la
Mission  ouvrière
du quartier Delaunay-Belleville    

 

 

Le 27 décembre 2006:

Le Canard Enchaîné du 27 décembre 2006: Les réfugiés clandestins seraient victimes d' une véritable

machination. lire l'article.

 

Le 24 décembre 2006:

Communiqué de presse de Réseau Education Sans Frontières 5962, Lille.
84 rue de Cambrai, 59000 Lille: resf5962@wanadoo.fr

Winnie, une petite fille de 3 ans et demi est seule pour Noël.

Mélanie, sa maman ( entrée en France il y a 7 ans) a été contrôlée par la PAF à Charleville-Mézières, dans les Ardennes.

En situation irrégulière, sans-papiers, Mélanie a été conduite au Centre de Rétention administrative de Lesquin, Nord.

Le tribunal a estimé que la rétention était justifiée jusqu'au 30 décembre avec prolongation possible de 15 jours.
En langage clair, Mélanie est expulsable. Les recours sont épuisés.

Winnie scolarisée dans une école maternelle parisienne attend sa maman pour Noël.

Sa maman a besoin de soins médicaux au CRA de Lesquin. Elle n'est pas suivie
régulièrement par un médecin.Elle est en danger.

RESF5962 déclare :

NE LAISSONS PAS WINNIE ET MELANIE ETRE EXPULSEES ! ou SEPAREES!

Nous, RESF5962, demandons à toutes les autorités concernées l'obtention pour Mélanie et sa petite fille d'un titre de séjour Vie Privée et Familiale, leur permettant de continuer à construire leur avenir en France.

Nous, RESF5962, tenons toutes les autorités concernées comme responsables de ce qui pourrait arriver du fait de l'état de santé de Mélanie et des conditions d'assistance médicale dont elle ne bénéficie pas au CRA de Lesquin. Une hospitalisation est urgente.

Nous, RESF5962, tenons toutes les autorités concernées comme responsables du traumatisme enduré par Winnie, 3 ans et demi, scolarisée en France et séparée de sa maman depuis trop de jours.

Nous, RESF5962, souhaitons de bonnes fêtes de fin d'année aux autorités concernées et nous en profitons pour leur rappeller au bon souvenir de nos élèves et de leurs familles menacés d'expulsion.

Jeudi 21 décembre 2006.



Le 19 novembre 2006

Irakiens, SDF à Paris, coincés entre deux enfers


par Michaela Cancela-Kieffer
 

PARIS, 15 nov 2006 (AFP) - "Je ne sais pas où aller, en Irak pas possible. Ailleurs, pas possible" : Mohamed, 22 ans, SDF à Paris, se sent, comme un certain nombre de ses compatriotes irakiens, coincé entre deux enfers, celui de la précarité de la rue et celui de son pays en guerre.
  
La nuit, ils dorment sous des cartons, dans une ruelle qu'ils ne souhaitent pas voir identifiée, sinon "la police vient et nous prend".

Ils refusent le foyer, des "chambres avec dix personnes dedans, où seulement cinq peuvent dormir" et ignorent souvent tout du droit d'asile en France.
  
Le jour, on croise ces hommes qui s'arrangent pour garder une apparence soignée, rasés, tirant nerveusement sur des cigarettes. "Police, contrôle", leur crie pour jouer, du haut d'un toboggan dans le parc qu'ils fréquentent, un petit garçon.
  
Selon l'association France Terre d'Asile (FTA), qui effectue des maraudes à la rencontre des SDF irakiens, pour la plupart kurdes, iraniens et afghans, chaque semaine il arrive 20 ou 30 Irakiens à Paris, avec l'espoir de gagner vite le Royaume-Uni.

La fermeture, il y a quatre ans, du centre de la Croix-Rouge de Sangatte (nord), où 1.800 de ces migrants étaient accueillis, n'a rien changé.
 
"C'est un flux continu car les réseaux (de passage) existent et ils sont là", à Paris, explique Frédéric Collin, responsable de l'hébergement des adultes isolés chez FTA.
  
Environ 70% repartent, mais certains, comme Mohame
d, Mahmoud et Hassan - des prénoms d'emprunt - n'arrivent plus à continuer le voyage et refusent de retourner dans un pays où la violence, même entre voisins, s'est généralisée.
  

Mohamed, de Kirkouk (250 km au nord de Bagdad), fils d'un sympathisant du régime de Saddam Hussein, se dit menacé de mort : des voisins l'ont accusé d'avoir tué leur fils, et n'ont cessé depuis de le poursuivre, affirme-t-il en montrant une balafre sur sa joue gauche. Il a fui et "jusqu'en Angleterre la famille me cherchait", assure-t-il.
  
En France, ce Kurde a dégringolé. Accusé d'être un passeur, il a fait six mois de prison et depuis, faute de structure d'accueil adaptée et d'informations, il erre, en France ou ailleurs, notamment en Belgique : "Je ne veux pas retourner en Irak. Je suis jeune, je ne veux pas mourir".
  
A côté de lui, Mahmoud, 22 ans aussi, originaire de Mossoul (370 km au nord de Bagdad), arrivé à 19 ans, a failli avoir de la chance. Il a séjourné dans un foyer, commencé une formation de cariste, entamé une procédure de demande d'asile. Puis, il est également "tombé en prison", pour vol, et a perdu aideset hébergement.

Hassan, 31 ans, sunnite de Bagdad, a fui le pays avant la guerre, en raison de "problèmes avec le gouvernement" : une affaire d'argent qui aurait mal tourné avec un proche du régime.
  
En 2003, il a voulu rentrer, mais n'est pas resté, ne supportant plus les conditions de vie et l'insécurité dans la capitale irakienne.
  
"Maintenant, les gens là-bas disent +il a de la chance celui-là+, lorsque quelqu'un meurt", raconte l'homme en anglais.
  
Mais, pour avoir quitté le Royaume-Uni avant que sa procédure de régularisation ne soit achevée, il y a perdu tout droit de séjour et, en France, il est menacé de reconduite à la frontière.
  
"Les Anglais, les Américains sont venus. Maintenant, nous n'avons plus de vie. Pas de papiers. Comment je peux construire une famille ? Nous, on n'avait rien demandé", conclut Hassan.


AFP 15 novembre 2006

www.afp.com/francais/news/?pid=stories



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