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Evènements locaux:
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| Le 11 janvier 2008 : |
Nord Littoral, édition du 11 janvier 2008
La Pass, permanence d'accès aux soins de santé ouvrait il y a un an avec pour mission de dispenser
des soins médicaux aux personnes en situation précaire, migrants ou non.
Martine Devries, Médecins du Monde : "La Pass est un progrès mais c'est insuffisant"

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| Le 10 janvier 2008 : |
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| Le 6 janvier 2008 : |
Calais, il pleut sur la ville, et en quelques images le quotidien d'une tragédie sans fin.
Ce n'est qu'un jour banal parmi d'autres, où l'on se réjouit que ce sol trempé ne se transforme pas en glace et que les pieds et mains de ces êtres à bout de force ne soient pas gelés.
Sur ces quelques photos, les bénévoles distribuent le repas du midi au migrants au nom de l'association
La Belle Etoile.
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Photos Aurélie Dussossoy
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Photo Jean-Manuel Simoes |
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| Le 24 décembre 2007: |
La salle du Minck a été trop petite pour accueillir tout le monde.
Plus de 400 migrants étaient présents cette après-midi.
POUR UN MOMENT DE VRAI BONHEUR PARTAGE.
MERCI A LOIC DE RELIEF POUR L’ANIMATION MUSICALE.
MERCI AUX DANSEURS DE STUDIO DANSE.
MERCI A TOUS CEUX QUI ONT PARTICIPE A L’ELABORATION DE CETTE JOURNEE ET DONNE TEMPS,
ENERGIE, NOURRITURE, CADEAUX, SOURIRES ET HUMANITE………POUR QUE LES ESPRITS ET LES
CORPS DES MIGRANTS S’APAISENT PENDANT QUELQUES HEURES.
UN TRES BON NOEL A TOUS.
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| Le 22 décembre 2007: |
COLLECTIF C’SUR
Le collectif C’SUR remercie tous ceux qui ont contribué à mettre à l’abri nos amis
« réfugiés » , tous ceux qui au nom de leur reponsabilté sont intervenus auprès du gouvernement et de
ses représentants . Merci à l’évêque d’Arras qui a permis l’ouverture de la maison paroissiale . Merci à
monsieur le maire de Calais pour l’ouverture du local et des matérialités mises à disposition . Merci au
conseil régional à qui appartient le local et qui a fait livrer hier 400 duvets , des couvertures de survie et
des chauffages sans oublier la subvention annuelle depuis 4 ans . Merci à tous les calaisiens et autres qui
ont manifesté leur solidarité en ces jours de froid et pour la fête fraternelle demain au Minck .
Merci à tous les grands cœurs .
Heureux Noël à tous
Pour le collectif
Abbé JP Boutoille
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| Le 22 décembre 2007: |
La Voix du Nord, édition du 22 décembre 2007
Contre l’avis de l’Etat, un local réquisitionné hier soir
Malgré les demandes pressantes des élus locaux et des associations, l’Etat est resté arc-bouté sur sa position d’extrême fermeté. Hier soir, la municipalité a réquisitionné le local du BCMO, rue de Moscou
par BRUNO MALLET
L’Etat a ignoré les appels de la mairie, des députés du Calaisis, des associations. Renvoyant tout ce beau vers le 115, inaccessible aux migrants.
La Ville de Calais a fait le forcing, et ouvert hier soir le local du BCMO, appartenant au SMBC, rue de Moscou. Là, les migrants ont pu bénéficier de l’apport de 400 sacs de couchage et de chauffage d’appoints, disponibles grâce à une subvention d’urgence débloquée par le Conseil régional. Tout le monde, à Calais, soutient l’initiative municipale. Même Natacha Bouchart, et l’opposition UMP l’ont approuvée, hier soir, lors du conseil municipal.
Dans la nuit de jeudi à vendredi, près de deux cents réfugiés avaient passé la nuit dans la maison paroissiale de la rue de Croy. Catherine Bourgeois, conseillère régionale (Verts), est restée avec eux : « C’était moins pire que de dormir dehors. Mais c’est une maison sans électricité, sans chauffage. Il faisait peut-être deux à trois degrés, c’était humide. Impossible de dormir. » C’était moins pire, dit-elle, et ce pis-aller avive sa colère : « Le préfet de région, à Lille, a réquisitionné une auberge de jeunesse pour les sans-abri de la métropole. Tout le monde le sait, il y a des sans-papiers parmi ces sans-abri. Ce qui est possible à Lille ne l’est pas à Calais, pourquoi ? La vie des sans-papiers d’ici vaudrait-elle moins que celle des sans-papiers lillois ? » Arc-boutés sur le refus absolu de tout point de fixation à Calais, au risque de laisser les migrants mourir de froid, préfecture et sous-préfecture restent inflexibles. Le maire de Calais, qui en cinq ans ne s’était jamais montré aussi revendicatif sur le sujet, a donc décidé de frapper au sommet de l’Etat. Une lettre a été envoyée au Premier ministre, lettre au ton direct : « Je vous demande instamment de nous aider en exigeant de toute urgence la réquisition du local du BCMO (bureau central de la main-d’oeuvre), rue de Moscou. » Une copie a été envoyée à Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, au préfet et au sous-préfet. Nicolas Sarkozy a été lui aussi informé de l’initiative municipale. Jack Lang et Gilles Cocquempot ont emboîté le pas à Jacky Hénin. Le collectif C’sur a de son côté envoyé un texte à Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités : « Nous ne pouvons qu’être honteux du comportement préfectoral », assène C’sur.
Hier, la communauté calaisienne dans son ensemble a donc fait preuve de désobéissance civile. Une désobéissance qui est tout à son honneur.
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| Le 22 décembre 2007: |
Nord Litoral, édition du 22 décembre 2007

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| Le 21 décembre 2007: |
La Voix du Nord, édition du 21 décembre 2007

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| Le 21 décembre 2007: |
Migrants à Calais: le maire "demande instamment" à François Fillon un local
Le maire communiste de Calais (Pas-de-Calais) Jacky Hénin a envoyé vendredi un courrier au Premier ministre François Fillon lui demandant "instamment" de réquisitionner un local pour accueillir les migrants qui dorment dehors malgré les températures très froides.
"Je vous demande instamment, Monsieur le Premier ministre, de nous aider en exigeant de toute urgence, dès aujourd'hui et pour la nuit prochaine, la réquisition du local du BCMO (bureau central de la main d'oeuvre)", écrit M. Hénin, qui dénonce une "situation de détresse humanitaire intolérable".
La bâtiment, anciennement utilisé par les dockers, appartient au SMBC (Service maritime des ports de Boulogne et Calais) - donc à l'Etat et par délégation à la région.
"Chaque nuit, alors que des températures bien en-dessous du degré zéro sévissent sur le littoral, des centaines et des centaines de personnes, en majorité de jeunes hommes mais aussi des femmes et des enfants, sont à la rue et tentent, tant bien que mal, de survivre à ces conditions inhumaines", ajoute M. Hénin.
Le député PS du Pas-de-Calais Gilles Cocquempot et M. Hénin avaient déjà écrit au préfet du Pas-de-Calais mardi pour lui demander la réquisition du même bâtiment, "désaffecté, doté de chauffage et de sanitaires", rappelle M. Hénin, qui souligne que "Monsieur le préfet n'a pas jugé utile de donner suite à mon intervention, ni même de répondre à ma demande".
"Devant ce silence incompréhensible, (...) jeudi soir, les responsables des associations caritatives qui oeuvrent bénévolement pour aider les migrants ont décidé d'ouvrir les portes d'une salle paroissiale", poursuit M. Hénin, qui souligne l'état sanitaire "épouvantable" dans lequel se trouvait vendredi matin la salle, qui ne compte ni lavabos, ni toilettes.
Selon M. Hénin, 240 personnes auraient passé la nuit dans cette salle.
"Faute de réaction de votre part invoquant la notion d'extrême nécessité et de danger pour autrui, je me verrais contraint de prendre les mesures appropriées pour offrir un toit provisoire aux migrants qui n'en finissent pas de déferler sur Calais mais aussi pour éviter la perte de vies humaines", conclut le maire.
Calais est le point d'arrivée de nombreux migrants qui souhaitent gagner clandestinement la Grande-Bretagne. Jusqu'à sa fermeture en novembre 2002, ils disposaient d'un centre d'hébergement provisoire de la Croix-Rouge à Sangatte (Pas-de-Calais).
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| Le 20 décembre 2007: |
La Voix du Nord, édition du 20 décembre 2007
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Ce matin, dès 9 h, une équipe de bûcherons épaulée par
une quarantaine de gendarmes et des policiers, a
démonté le camp de fortune des réfugiés érythréens, situé
sur le territoire de Norrent-Fontes, près d'Aire-sur-la-Lys. |
cinq personnes ont été arrêtées par la police de l'air et des frontières et transportées au centre
de détention de Coquelles.
Des membres du collectif de soutien aux réfugiés dénoncent l'opération car elle prive une vingtaine de
personnes de leur abri, alors que la température est au plus bas en cette période de l'année.
http://www.lavoixdunord.fr/site/depeches/article.phtml?idarticle=7154
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