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Evènements locaux:
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| Le 7 décembre 2007: |
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Les fêtes de fin d’année arrivent et 500 migrants,
hommes, femmes, enfants, bébés survivent dans nos rues.
Les membres du collectif CSUR tentent tous les jours, de leur exprimer leur Solidarité, leur Fraternité.
A l’occasion des fêtes de Noël, le collectif distribuera le 23 décembre, midi, un repas « amélioré » et un sachet cadeau à chaque migrant. Cette distribution sera suivie d’un après midi festif avec musique.
Nous vous appelons donc à nous aider à préparer ce moment que nous souhaitons le plus chaleureux possible et à déposer vos dons et cadeaux :
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FRUITS SECS, GATEAUX SECS ET GATEAUX « MAISON », BONBONS, CHOCOLATS, BOISSONS SUCREES ;
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PEIGNES, RASOIRS, LABELLOS, BROSSES A DENTS, DENTIFRICE, SHAMPOOING, SAVONS ;
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GANTS, BONNETS, CHAUSSETTES, CHAUSSURES DE SPORT ;
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BOUGIES, ALLUMETTES, STYLOS, PAPIER ;
Tous les jours, à l’Alhambra (horaires d’ouverture du cinéma).
Les mercredis, de 14h à 17 h, Eglise Notre Dame Provisoire, rue de Croy.
Le samedi 22 décembre de 14h à 18h, même adresse.
Parce qu’il est essentiel que nous maintenions la Dignité de ces femmes et ces hommes.
Nous vous remercions et savons que nous pouvons, une nouvelle fois compter sur votre générosité.
Si vous le souhaitez, votre présence sera évidemment la bienvenue pour ce moment de
solidarité
et de fraternité, RV, le 23 décembre, Salle du Minck, à partir de 14h.
Les membres du collectif CSUR
Informations : informations@csur62.com ...
Pour télécharger et diffuser le document cliquer ici
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| Le 5 décembre 2007: |
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Violence sur migrants.
Parceque l'inhumanité de leurs conditions de vie n'était pas assez marquante, plusieurs migrants d'origine
érythréenne ont été agressés et violentés avec des tessons de bouteille dans la nuit du lundi 3 décembre
au mardi 4 décembre.
Article de Nord Littoral, édition du 5 décembre 2007:

2ème page
3ème page |
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| Le 25 novembre 2007: |
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PROVISOIRE - La préfecture du Nord a délivré à Xiaoli Lin, 20 ans, lycéenne chinoise dunkerquoise sans-papiers, défendue par le Réseau éducation sans frontières, un titre de séjour «provisoire».
«Le témoignage de Mademoiselle Lin est de nature à permettre de démanteler un réseau de travail clandestin et une filière d'immigration irrégulière», indique la préfecture.
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Une pétition à l'initiative de RESF en sa faveur a recueilli près de 10.000 signatures.
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| Le 18 novembre 2007: |
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| Le 30 mars 2007: |
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Libération - Edition du jeudi 29 mars 2007
La fin de Sangatte n'a pas fait disparaître les migrants.
Elle les a rendus moins visibles.
Autour de Calais, la forêt, sinistre asile des clandestins
Pas-de-Calais envoyée spéciale
C'est une forêt du Pas-de-Calais. On s'enfonce sur un chemin, devenu boueux à force d'avoir été piétiné. Des Afghans mangent et dorment là en attendant de se glisser sous un camion sur l'aire d'autoroute voisine, dans l'espoir de passer en Angleterre. Au bout du chemin, ils sont une petite quarantaine. Certains s'avancent, d'autres dorment sous les tentes de bâches en plastique et de couvertures. Ils sont sales et tendus. Ils reprochent à Hakim, un jeune homme de 16 ans, d'avoir montré le chemin du campement à Libération. «Il ne faut pas écrire sur nous, sinon la police reviendra.» On promet qu'on ne donnera aucune indication du lieu. Un feu de bois. Une casserole. «La police est venue ici, il y a quelques jours, on préparait le repas. Des jeunes comme nous, qui couraient vite. Ils ont donné un coup de pied dans la casserole. On fuyait, ils nous frappaient. Abdolkarim s'est retrouvé à l'hôpital.» Un garçon au visage et aux mains écorchés par les ronces désigne un grand jeune homme au teint maladif. Il a été transporté évanoui, est resté en observation une dizaine d'heures. «Regarde-le, le pauvre. Certains d'entre nous sont en train de devenir fous.» Il montre un garçon qui sourit. «Lui, il se réveille paniqué la nuit, il crie "Police !" et s'enfuit. Nous aussi on se met à courir, et puis on se rend compte qu'il n'y a pas de policiers.»
«Skinheads». Malgré quelques descentes comme celle-là, les migrants de cette forêt échappent un peu plus à la police qu'à Calais. Du coup, ils sont loin des humanitaires qui nourrissent, soignent et proposent des douches (1). Calais, c'est loin, et c'est s'exposer à des compagnies de CRS qui chassent le migrant, parfois en plein jour. Nerveuses au point d'avoir menotté et retenu plusieurs heures un journaliste local qui prenait des photos. Pour ne rien arranger, cette semaine, Salam dénonce «trois ou quatre ratonnades à coups de battes de base-ball par des skinheads, c'est nouveau».

Un jeune Afghan montre un fossé rempli d'eau : «On se lave là. On recueille l'eau de la pluie pour boire.» Des habitants passent leur porter de la nourriture. «Mais seulement de temps en temps, on a faim.» Un garçon n'a que du duvet au-dessus de la lèvre. On lui demande son âge : «12 ans.» Seul ici ? «Non, mon oncle est là.» Il désigne un garçon de 15 ans.
A Calais, dans les trois forêts entre les usines et le port, les gens se cachent par nationalités : Erythréens, Somaliens, Soudanais du Darfour, Iraniens, Afghans. La police détruit de façon systématique les cabanes de toile et de couvertures. Le matin, les migrants qui n'ont pas réussi à traverser la Manche pendant la nuit marchent avec prudence vers le quai de la Moselle où Sylvie, de l'association Salam, reste le plus longtemps possible avec ses thermos de thé géants. «Quand je suis là, les policiers les laissent tranquilles.» Un soir, sur le port, un jeune Afghan, fatigué de Calais, dit au revoir, l'air entendu : «Tu ne nous verras plus. Ce soir, avec d'autres Hazaras [chiites d'Afghanistan, ndlr], je passe par la Belgique.» On ne l'a pas revu.
Nicolas Sarkozy affirme qu'il a divisé le nombre de clandestins à Calais par «vingt ou trente» avec la fermeture du hangar de Sangatte. Il est vrai qu'il y a quelques semaines on a vu 50 migrants faire la queue au repas du soir distribué par Salam. A Sangatte, ils étaient une moyenne de 1 500 sous le hangar. Mais ce décompte n'est vrai qu'en apparence tant ils sont dispersés. Dans la campagne, du côté de Gravelines, Saint-Omer, Dunkerque, le long des autoroutes ou près du port industriel de Dunkerque, à Paris, gare de l'Est, et, dans une moindre mesure, dans les ports de Caen-Ouistreham, Dieppe, Saint-Malo et Le Havre, et les ports belges. Enfin, ils sont tout le temps sur les routes (lire ci-contre). En temps normal, à Calais, ils sont entre 300 et 400. Hier soir, selon Jean-Claude Lenoir, de Salam, ils étaient 130 à la distribution du repas. «On est en période électorale, traduit Martine, infirmière bénévole à Médecins du monde, il faut qu'ils deviennent invisibles.»
Bonnet. Dans les discrets locaux du Secours catholique, ils viennent prendre leurs douches, acheminés par minibus. «Le seul endroit où ils se détendent vraiment», dit Michaël Boude, de l'association. Jacky, un autre salarié, rigole avec eux avec trois mots de persan : «Boro digué ! Baré to kolâ nadâram !» («Bouge de là, je n'ai pas de bonnet pour toi !»). Sortant de la douche, Hamid, afghan, 21 ans, chante : «J'ai voyagé, et trois chagrins me sont arrivés : je suis à la fois étranger, captif et loin de ma bien-aimée.»
(1) Secours catholique, Salam, Collectif de soutien d'urgence aux réfugiés, Médecins du monde.
Des procureurs invités à la «fermeté»
Comment faire croire que Sangatte est réglé ? Réponse : «Ulysse 3», opération inventée en 2006 par le Comité interministériel de contrôle de l'immigration pour «limiter la présence d'un trop grand nombre d'étrangers en situation irrégulière dans cette région», dit la circulaire du 31 janvier, qui réclame la «fermeté» aux procureurs d'Orléans, Rouen, Amiens, Metz, Reims, Dijon. Les migrants expulsables sont dirigés vers le centre de rétention de Coquelles, à côté de Calais. Les autres, envoyés par bus «de leur plein gré», précise la circulaire , dans les villes citées. Les migrants ont le choix entre un rapatriement au pays, payé 2 000 euros, ou un arrêté de reconduite à la frontière (ARF). Ils préfèrent l'Angleterre, donc veulent presque toujours l'ARF, et oh ! surprise, en sortant du centre, rencontrent des policiers. Et, là, c'est la rétention, pour renvoi vers un pays tiers, ou la prison, si l'étranger «fait obstacle aux procédures». La Cimade y voit des tentatives d' «expulsions collectives», interdites. «Il n'y a pas d'expulsion collective sur le territoire de la République», répond le ministère de l'Intérieur.
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| Le 24 mars 2007: |
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Jack Lang à la rencontre des réfugiés et des bénévoles
Cet après midi, Jack Lang a effectué une visite tout à fait inopinée, au vestiaire, à l'Eglise Provisoire de Calais et s'est entretenu avec les nombreux bénévoles présents, sur la situation actuelle des migrants, interpellations massives, destruction des abris de fortune, besoins vestimentaires et alimentaires...
Nous lui adressons nos remerciements pour sa venue en souhaitant qu'il puisse continuer à soutenir notre action et porter au plus haut nos revendications.
Le Collectif CSUR revendique en particulier sur Calais, la création d'un centre d'accueil d'urgence pour les personnes les plus vulnérables c'est-à-dire les mineurs, les malades, les convalescents et les femmes.


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| Le 23 mars 2007: |
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La Voix du Nord - Edition du samedi 24 mars 2007
RÉALITÉ
La situation des mineurs étrangers vue par deux étudiantes en action humanitaire
Renée Fournier et Dominique Talpin ont passé une semaine à Calais à plancher sur les mineurs étrangers isolés. Ces deux Dijonnaises doivent rédiger un mémoire dans le cadre de leur diplôme universitaire d’action humanitaire. Elles livrent leurs premières impressions.
Que connaissiez-vous de la réalité des migrants avant de venir à Calais ?
« Pas grand chose sur l’après Sangatte. Nous avions vu une émission, regardé sur internet… On ne s’attendait pas à ça.
Nous nous sommes intéressées au travail des bénévoles de C’Sur, des infirmières, DDASS, médecins… toutes celles et ceux qui travaillent auprès des mineurs.»
Votre conclusion ?
« C’est incroyable de voir avec quel professionnalisme les bénévoles gèrent la situation depuis 1996. Ils sont entrés dans une certaine pérennité et cette aide s’est inscrite dans leur quotidien. Ce sont de vrais “Résistants”.»
Qu’est-ce qui vous a le plus frappé ?
« Un peu partout (cafés par exemple), des pancartes Protection des mineurs s’affichent. Or, dehors, des jeunes sont dans les rues après avoir parcouru des milliers de kilomètres. La situation calaisienne est vraiment particulière car ces étrangers ne veulent pas rester.»
Quelle solution pour eux ?
« Une sorte de No mans land pour ces mineurs souvent sans parents. Il faut les soigner, car leur santé n’est pas bonne. Ce qui frappe, c’est l’implication des bénévoles pour ces jeunes. »
Les politiques enchaînent les visites à Calais. Ont-ils la solution ?
« En une semaine, nous n’avons fait que survoler cette situation. Ce n’est pas en passant une heure sur place, comme on passe au salon de l’agriculture, qu’on peut trouver des solutions. Évidemment que la solution est politique, mais à l’échelle internationale. Avec la faim, les guerres, les changements climatiques… ces mouvements humains ne sont pas là de cesser. »
Et Calais c’est comment ?
« On n’a pas eu le temps de faire du tourisme. En revanche, les Calaisiens ont un sens de l’accueil très chaleureux.»
L. R.
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| Le 9 mars 2007: |
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"Maman est folle" en tournage à Calais
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Jean-Pierre Améris |
Isabelle Carré |
Bientôt le tournage du téléfilm: " Maman est folle" à Calais, le réalisateur est Jean-Pierre Améris, Nils Hamelin le premier assistant et Isabelle Carre tiendra le rôle principal.
L'équipe au complet sera sur place du 12 avril au 16 mai.
Tatiana Vialle recherche des figurants en situation régulière, pour des rôles de migrants ou de bénévoles.
Contact: Tatiana Vialle: 06 08 92 26 08
tatianavialle@hotmail.fr
Quelques mots sur le scénario:
Sylvie est une jeune mère de famille qui vit à Calais. Un jour, le hasard l'amène à croiser Jallat, un réfugié kurde.Une histoire d'amitié se noue entre eux et va l'amener à s'engager comme bénévole..
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Et merci à toute l'équipe d'apporter un grand rayon de soleil au milieu de cette tristesse.
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| Le 25 février 2007: |
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| Nord-Littoral du 25 février 2007 |
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| Le 13 février 2007: |
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| Nord Littoral du 13 février 2007 |
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| Le 09 février 2007: |
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Nord Littoral du 06 février 2007 |
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| Le 08 février 2007: |
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La Voix du Nord - Edition du 8 février 2007
INFORMATION Incident entre les CRS et un journaliste :
tensions plus vives autour des migrants ?
Depuis plusieurs jours, les réfugiés et les bénévoles parlent de harcèlement, évoquent des coups de matraque donnés par des policiers, se disent gazés, aussi, à coup de lacrymo… Hier, un confrère de Nord Littoral présent lors d’une interpellation a été conduit au commissariat de Coquelles. Les forces de l’ordre ont-elles des choses à cacher ?
PAR LAURENT RENAULT calais@lavoixdunord.fr PHOTO ARCHIVES JEAN-PIERRE BRUNET
« Pourquoi une personne, qui n’a rien à se reprocher, trouverait-elle un contrôle d’identité gênant ? » C’est bien souvent par cette question que répondent les forces de l’ordre lorsqu’elles justifient les impératifs de leur métier. Et rejettent, aussi, le délit de « sale gueule » qui leur est souvent reproché. Pourquoi les forces de l’ordre interdiraient-elles à la presse d’exercer son métier s’ils n’ont rien à se reprocher non plus ? En voilà une bonne question !
Hier matin, vers 11 heures, un confrère de Nord Littoral a été arrêté par une compagnie de CRS nouvelle dans le Calaisis alors qu’il faisait des photos d’une fin d’interpellation. Le journaliste aurait répondu comme tout citoyen au contrôle d’identité. Le ton serait monté alors qu’il se serait identifié comme étant dans l’exercice de ses fonctions. « Serait », car nous n’y étions pas et que nous n’avons pas la version de tous les protagonistes. Après avoir été embarqué, menotté et fouillé à maintes reprises, il a été libéré 1 h 30 plus tard par les policiers de la PAF de Coquelles.
Revenons un peu sur la présence du journaliste lors du contrôle. Nous avons aussi, ces derniers temps, cherché à être les témoins d’une interpellation.
Pourquoi ? Parce que depuis dimanche, nous avons reçu trois coups de téléphone d’associations dénonçant le harcèlement des policiers envers les migrants.
Nous avons rencontré ces personnes ayant traversé les frontières pour échouer à Calais dans l’attente d’une dernière opportunité. Voilà ce qu’elles nous disent depuis dimanche après-midi. « Ça n’arrête pas. Lorsqu’on vient pour manger, ils nous en empêchent », tout en mimant des coups de bâton reçus dans les mollets. Un autre explique comme il peut que les policiers sont arrivés, ont utilisé des gaz et ont embarqué une dizaine de personnes. Un membre d’une association assure que deux réfugiés se sont jetés dans le canal en tentant de fuir. Mardi midi, l’un d’eux s’est blessé à la main.
Déontologiquement, ce n’est pas avec de telles déclarations qu’il est possible d’écrire un article dénonçant une attitude trop virile. Est-ce la pure vérité ? Est-ce amplifié, déformé ? Croiser ses sources, raconter ce que l’on voit pour donner de l’information : voilà la base du métier.
Harcèlement
Que pense d’ailleurs le sous-préfet de cette affaire ? « Les CRS font leur travail. Je ne me prononcerai pas sur le plan juridique de cette affaire, ce n’est pas mon rôle. Si le journaliste a été libéré, c’est que l’incident doit être clos, explique le sous-préfet Patrick Espagnol. Maintenant, les CRS interviennent aussi dans un contexte particulier et délicat... » Et de rappeler qu’une Calaisienne, engagée dans la défense des Droits de l’Homme, se promène sans cesse avec son appareil photo en bandoulière et a déjà été condamnée à maintes reprises pour troubles à l’ordre public. La publication de ses clichés sur internet sans autorisation des intéressés et agrémentés de propos peu amènes génère aussi la méfiance des forces de l’ordre en présence d’un appareil photo.
Mais lorsqu’un journaliste est présent, c’est tout à l’honneur des forces de l’ordre que de montrer qu’elles travaillent dans le respect des valeurs républicaines. Aujourd’hui, demain, nous serons encore sur le terrain pour donner de l’information. •
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| Le 27 janvier 2007: |
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Hébergement d'urgence:
Devant l'annonce du passage au niveau deux d'alerte, le CSUR a tenté de faire ouvrir un local par la mairie qui en a accepté le principe tout en demandant l'accord du sous-préfet et du préfet.
Les accords préfectoraux n'arrivant pas, nous avons décidé d'accueillir les personnes en situation irrégulières dans l'église provisoire Notre-Dame.
Les migrants sont venus nombreux mais une grande partie a préféré prendre des couvertures supplémentaires par peur d'une arrestation par la police qui aurait transformé l'église en souricière.
Les deux nuits se sont déroulées sans incident, les bénévoles du CSUR se sont relayés toute la nuit pour assurer la sécurité. Après leur avoir offert une nuit à l'abri, nous leur avons distribué un petit déjeuner fait de thé, de biscuits et d'amitié.
La deuxième nuit s'est passée de la même manière: un échange entre les migrants et les bénévoles où nous avons tous trouvé notre compte.
Nous regrettons , évidemment de ne pouvoir les héberger décemment tous les soirs mais, nous serons toujours là, pour leur apporter notre aide, pour leur offrir un îlot d'humanité dans leur survie à Calais.
Rappel: Nous avons besoin en urgence de gants.
Ceux-ci sont à apporter directement au vestiaire du Csur:
1, rue de Croy à Calais, église provisoire, tous les mercredis après-midi.
Merci d'avance pour votre solidarité
contact: 03 21 96 77 64 ou 06 82 12 49 61 |
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| Le 27 janvier 2007: |
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| Nord-Littoral du 27 janvier 2007 |
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