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Evènements locaux:
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Françoise et Pierre Peenaert,
Chantal Lorgnier, Jean-Claude Lenoir
et Dominique Debelle vous invitent au
parrainage républicain de leurs filleuls:
Umit,Hamid,et Nicusor le dimanche 25 juin à 10 heures
en la mairie de Bouquehault
La cérémonie sera célébrée par le maire de la commune:M Schollaert
Le pot de l'amitié conclura l'événement
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La Voix du Nord - 27/05/2006
POLITIQUE Dominique Strauss-Kahn a visité hier les squats des migrants
Hier après-midi, Dominique Strauss-Kahn a fait escale à Calais. Au programme : dédicaces de son livre, visite du squat de migrants de la rue Mollien et rencontre avec les associations locales qui aident les clandestins.
« Je suis écoeuré. » Voici les premiers mots de Dominique Strauss-Kahn, député
socialiste du Val d’Oise et actuel présidentiable, en quittant le hangar de la rue Mollien qui abrite actuellement un groupe de migrants. « Je suis écoeuré des conditions dans lesquelles vivent ces hommes et ces femmes. » Et même des enfants « d’un mois » précise un membre de l’association SALAM qui vient en aide aux migrants. Après une vingtaine de minutes de discussion en anglais avec un, puis plusieurs migrants, Dominique Strauss-Kahn ne cache pas sa colère. « Nous sommes un pays riche avec des valeurs humaines. » Mais, quatre ans après la fermeture de Sangatte la réalité est là. Abris de fortune inondés par la pluie des derniers jours. Les cartons se décomposent, les quelques denrées flottent, une odeur nauséabonde de papier brûlé pollue l’air, mais le réchauffe aussi.
Après le hangar de la rue Mollien, le député est emmené dans un autre squat près du bassin Carnot. Celui là est presque vide. « Il faut savoir que ces deux endroits sont des squats améliorés. » Les bénévoles ont réussi à installer des toilettes et espèrent même installer des douches extérieures. « C’est déjà ça ».
Soutenir les associations
A 17 heures, le présidentiable rencontrait les membres des associations La Belle étoile, le Secours catholique, SALAM et C’Sur. « Je suis venu pour les écouter, qu’elles me parlent des problèmes qu’elles rencontrent au quotidien. » À sa sortie, il l’a redit : « je vais soutenir le projet de centre d’accueil qu’ils veulent mettre en place. » Hier, Dominique Strauss-Kahn était conscient de sa position. « Je vais essayer d’améliorer la condition de ces hommes mais il ne faut oublier que je fais partie de l’opposition. » En quittant les migrants il a fait une demande. « Qu’on ne les déplace plus. Ils savent qu’ils sont dans l’illégalité mais ne peut-on pas les laisser essayer de poursuivre leur chemin. » Hier vers 8 h 30, une expulsion de migrants a été menée quai de la Moselle. « À quoi ça sert, de nous déplacer, de toutes façons on revient à chaque fois. Ne peut-on pas nous laisser tranquilles », témoigne Mohamed, rue Mollien.
ANNE-CHARLOTTE PANNIER .
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Le 17 avril 2006 : |
Que penser, que dire quand on continue à voir sur nos côtes, à quelques centaines de mètres de nos maisons ces HOMMES, ces FEMMES vivre dans de telles conditions ?
Etre présent à leur côté pour leur apporter le minimum vital, envie de dénoncer ces conditions de vie, oui bien sûr. Mais dénoncer à qui ? La logique voudrait que nous le dénoncions auprès des pouvoirs de l'état. Certes, c'est de leur devoir de venir en aide à ce public ! Ce public de migrants qui fuit leur pays, qui ne cherchent qu'une seule chose vivre dignement. Dénoncer cette fatalité auprès des pouvoirs de l'état, donc auprès de Monsieur le Sous Préfet.
Pourquoi le dénoncer puisque les faits sont connus : la police passant tous les jours pour contrôler ces hommes dans ce nouveau squat, avec en prime quelques gestes de déni accompagnés de violence. C'est vrai, il ne faut pas dire celà... la violence policière n'existe pas en France et encore moins sur le dunkerquois ! Cet homme barbu à lunette ainsi que cette femme tous deux en uniforme ne font certainement pas partie de la force publique de notre belle nation !
Se plaindre, mais à qui !!! S'il y a plainte celà veut dire que deux heures plus tard sous n'importe quel prétexte ( viol, contrôle de routine, mise à l'abri, salubrité publique, bonne action, plainte des riverains) le squat se verra une fois de plus rasé et tous ces hommes emmenés, soit à la PAF soit dans un CADA ou dans un CHRS à quelques centaines de kilomètres de nos côtes. Lieux qu'ils quitteront aussitôt pour revenir sur nos côtes. Un seul objectif : la Grande Bretagne. Aura t'on pour autant répondu au problème ? Aura t'on trouvé une solution ? Aura t'on fait avancer la dignité humaine? Aura t'on redoré le blason de la France terre d'accueil ? Peut être celà aura ramené, tout au plus, quelques points dans un sondage.
Nous avons proposé des rencontres régulières pour avancer et trouver des solutions entre les pouvoirs politiques et les associations caritatives ! Aujourd'hui c'est le statut quo. Dès qu'un squat est repéré dès que les associations humanitaires interviennent dès que .... Le squat est rasé. La politique de la terre brûlée est de mise. Aujourd'hui les politiques ne cherchent qu'une chose ; ne pas avoir de réfugiés sur leur territoire, chassons les, éc?urons les pour qu'ils aillent ailleurs. Ailleurs mais pas chez nous.(cf les bois élagués sur Grande Synthe, le camps rasé à Loon plage il y a quelques mois, les deux ruines rasées sur Loon Plage il y a une dizaine de jours, le squat dans le parc à Calais, etc etc etc...)
Aujourd'hui nous sommes une fois de plus intervenus pour fournir tentes, couvertures, alimentation. Aujourd'hui c'est une trentaine de personnes qui se cachent. Aujourd'hui lundi de pâques ces hommes nous ont proposé de partager avec eux leur morceau de pain trempé dans de la confiture... J'ai honte et je suis partagé entre intervenir et les aider ou ne rien dire, ne rien faire. Le fait d'être présent met en danger ces hommes ainsi que ce squat. Ce squat qui sera très certainement dans quelques jours rasé à nouveau et cette fois ci pour quel motif ???
Jean Pierre MASCLET
Directeur de l'association « Emmaüs Dunkerque »
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| Le 17 avril 2006: |
| ;;;Les réfugiés à Loon-Plage (Dunkerque)
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| Le 15 avril 2006 : |
Le migrant accusé de viol a été relâché
http://associationsalam.org/infos/index.php?2006/04/15/26-le-migrant-accuse-de-viol-a-ete-relache
"Le migrant africain qui avait été arrêté le 13 octobre 2005, dans des conditions plus que discutables (lors d’un vestiaire devant tous les migrants et notamment des bénévoles de SALAM, les policiers l’avaient emmené le dénonçant comme un violeur) a été remis en liberté. Il était accusé du viol d’une sourde et muette.
Pendant ces longs mois SALAM avait gardé le contact avec cet érythréen par l’intermédiaire de son avocat. Une solidarité sans faille s’était nouée avec ses compatriotes présents à Calais qui régulièrement demandaient de ses nouvelles auprès de JC Lenoir.
Ce n’est que le 4 avril dernier (soit après 6 mois de détention) que la victime a été confrontée à son violeur présumé. La jeune femme a été formelle : il ne s’agissait pas de cet homme…
Dès sa sortie, SALAM a accompagné le migrant fortement ébranlé psychologiquement chez son avocat. Une procédure qui viserait à obtenir des dommages et intérêts serait très longue et très incertaine en ce qui concerne l’issue.
Pourquoi avoir attendu 6 mois pour cette confrontation ? SALAM s’indigne de ses 6 mois passés en prison sans aucune charge concrète contre cet homme dont la seule faute était d’être sans papiers et de couleur."
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| Le 15 avril 2006 : |
Mercredi matin, quatre membres du collectif reçus par
Patrick Espagnol
C’Sur a rencontré le sous-préfet
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Mercredi matin, quatre membres du collectif C’Sur qui vient en aide aux clandestins ont été reçus en sous-préfecture de Calais par Patrick Espagnol. Un membre du Secours catholique, un autre de l’association Salam qui prépare les repas, un troisième de La Belle Étoile et l’abbé Boutoille ont ainsi évoqué le dossier des migrants avec le sous-préfet.
« Nous souhaitions pouvoir rencontrer le sous-préfet accompagnés de deux réfugiés, M. Espagnol n’a pas accepté, raconte l’abbé Jean-Pierre Boutoille. Nous avons par conséquent présenté un film où on voit des réfugiés se plaindre de la répression policière. Nous avons ensuite expliqué quelle était la situation à nos yeux, nous avons parlé de cette répression policière, des interpellations suivies de conduites à la PAF où les réfugiés sont relâchés en pleine nuit, sans qu’on retienne quoi que ce soit contre eux. »
Les associatifs ont ensuite posé la question des chiffres circulant sur le nombre de migrants en situation irrégulière à Calais. « Dimanche soir, nous avons servi 350 repas. Nous avons déjà atteint jusqu’à 480 personnes servies en une soirée. Nous ne comprenons pas pourquoi les chiffres officiels sont toujours en-dessous des nôtres. Nous avons aussi parlé des familles avec enfants qui sont de plus en plus nombreuses. Nous venons de payer deux nuitées à trois familles africaines avec des enfants. »
O. P.
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| Le 9 avril 2006 : |
Dimanche 9 avril 2006 Calais
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Vous pouvez voir un reportage dans
l’édition locale Côte d’Opale de France 3
du lundi 10 avril :
Dominique a adressé un message à Daniel
Mermet.
Merci au photographe qui a permis la
réalisation de ce document.
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Le 11 avril 2006:
La Voix du Nord du Mardi 11 avril 2006
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Hier, une cinquantaine d’employés de la
ville ont commencé le nettoyage dans le bois squatté depuis des mois
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Calais: les refuges des clandestins rasés |
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HIER soir, les clandestins de Calais n’ont pas dormi dans les bois. Les cabanes et les tentes crasseuses, infestées de puces, habitées par les rats, ont été détruites.
Le matin, dès huit heures, une cinquantaine d’employés du service propreté urbaine ont commencé un long et fastidieux travail de destruction des abris de fortune qui ont hébergé des centaines de personnes. Car le bois Dubrulle, vaste espace peuplé d’arbres malades dans une zone industrielle polluée par les usines chimiques, cachait bien plus qu’une quinzaine d’abris de fortune. Hier, ce sont près d’une quarantaine de refuges qui ont été démolis. Selon un responsable,
«il faudra non pas deux jours comme prévu, mais une semaine pour tout nettoyer».
«Je n’ai jamais vu une chose pareille, c’est terrible de voir qu’ils vivaient là-dedans, soupire un jeune employé de la ville, le regard posé sur une tente entourée de détritus. Je ne les juge pas, on ferait peut-être pareil si on devait quitter notre pays à tout prix.»
Ne pas juger pour certains, mais observer, avec dégoût et colère pour d’autres, le quotidien de ces indésirables qui s’accrochent à leur rêve de Grande-Bretagne. «Pourquoi on ne leur ouvre pas un centre ?, s’interroge un ouvrier. Quand ils étaient à Sangatte, les réfugiés posaient moins de problèmes. Depuis la fermeture du centre, nous passons notre temps à nettoyer leur m…»
Vie dans les ordures
Bien plus qu’un simple squat, le bois Dubrulle peuplé de décharges sauvages est devenu au fil des mois une véritable poubelle. La vie dans les ordures, voilà en quelques mots comment pouvait se résumer le quotidien des migrants en situation irrégulière.
Pendant des heures, les employés de la ville ont traîné des centaines de bâches en plastique, emmené des kilos de couvertures et ramassé des tonnes de déchets jonchant les sentiers de cette forêt de misère. Ils ont rempli quatre bennes à ordures, et le travail est loin d’être fini. «C’est bien plus que l’année dernière», commente, désabusé, un autre employé municipal qui a participé à un nettoyage similaire, au même endroit, en 2005.
La politique d’usure menée par la police aux frontières a ses limites et les placements dans des centres d’accueil ont toujours aussi peu de résultats. « Jeudi, nous avons interpellé quatre-vingt-dix-neuf personnes qui ont été placées dans des centres d’accueil et déjà la plupart sont de retour à Calais, assure, le ton grave, un agent de la PAF. On met ces gens à l’abri et ils préfèrent revenir à Calais, quitte à y retrouver des conditions de vie inacceptables. Que voulez-vous qu’on fasse?»
Des squats ont été éradiqués, certes, mais d’autres poussent déjà quelques centaines de mètres plus loin. Insidieusement, les abris de fortune et leurs nombreux occupants s’imposent comme le symbole de l’échec de l’État dans la lutte contre l’immigration clandestine à Calais.
Olivier PECQUEUX
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Le 7 avril 2006 :
La Voix du Nord
Actualite / Calais / Page 2
Une quinzaine de cabanes plantées dans la zone industrielle des Dunes ont été vidées de leurs occupants
Au bois Dubrulle, le village de la honte
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Le village de la honte, de la misère et de l’oubli. S’il fallait retenir une image des échecs successifs de l’État dans la lutte contre l’immigration clandestine à Calais, ce serait celle d’une dizaine de cabanes regroupées en cercle, au beau milieu d’une zone industrielle imprégnée des émanations nauséabondes des usines chimiques.
La réalité de la vie des clandestins, ces gueux de Calais comme la télé les a appelés, est terrible. Des abris de fortune construits pour lutter contre les températures sous zéro. Des cabanes aux cloisons faites de bâches et de plastique, aux toits consolidés par des branches. Si la scène ne se tenait pas à Calais, on pourrait penser à un jeu télévisé, avec quelques survivants qui luttent pour quelques centaines de milliers d’euros. Mais là il s’agit de la vie, la vraie vie, avec une lutte pour ne pas mourir de froid, de faim ou d’amertume.
«Ils attrapent des maladies»
On est là, en pleine ville, derrière les maisons chauffées au gaz et au fioul, et les cabanes au milieu des arbres abritent plusieurs dizaines de fantômes réunis autour d’un feu. On s’enfonce dans les bois, on slalome entre les couettes et les couvertures qui jonchent le sol. On ne regarde plus ces vêtements sales suspendus sur des fils. On bute sur les cadavres de conserves, sur les bouteilles en plastique, on met les pieds dans les excréments humains et on se frotte les godasses sur les arbres. «Là-bas, ils défèquent partout et ils finissent par attraper des maladies à force de vivre dans leur merde. Il faut les virer de là, à tout prix.» C’est le discours, non officiel, de la police aux frontières.
Là-bas, au bois Dubrulle, la vie s’est organisée. Hors du temps, loin de tout. Une vie avec des codes, des rites. Se chauffer et manger autour du feu. Faire ses besoins dans le jardin d’un particulier, à côté d’un étang. Dormir, à plus de vingt dans une tente. Les uns contre les autres, femmes et enfants compris, pour ne pas avoir froid. Et dormir d’un oeil le matin, au cas où la police débarque avec ses fourgons.
«La police est venue par la route, rapporte un Irakien, qui le premier sort d’une épaisse végétation après s’être assuré que les CRS ont quitté les lieux. Il y avait du monde ici, deux cents personnes au moins. Ici, vous êtes chez les Irakiens, les Iraniens et les Afghans. Les Africains, c’est par là.» L’homme pointe du doigt le bois des Garennes. Tandis qu’il parle, une dizaine d’hommes sortent de l’ombre, viennent à la rencontre d’un vieillard leur apportant un thermos de thé chaud. Certains boivent, d’autres entourent le feu, tendant les bras sur le dernier souffle du brasier. «C’est trop difficile de vivre ici, il fait trop froid.» L’Irakien qui parle dit être là depuis deux semaines. Selon lui, d’autres vivent dans ce taudis depuis trois ou quatre mois.
«Ils ne se sentent pas fautifs»
«Je ne comprends pas, poursuit le jeune homme qui ne s’arrête plus de parler. Pourquoi la police nous en veut? Pourquoi nous emmènent-ils à Coquelles, pour nous relâcher quelques heures plus tard, en pleine nuit, nous obligeant à faire toute la route à pied jusqu’à Calais ? Et le lendemain ils recommencent…» Difficile de faire comprendre à cet homme qui rêve d’Angleterre que la police ne fait qu’appliquer les lois.
De lui dire que lui est hors la loi, même si sa quête d’une vie meilleure est légitime. «Ce qui est frappant avec les clandestins, analysait hier le sous-préfet Patrick Espagnol, c’est qu’ils ne se sentent pas fautifs. Ils ne comprennent pas notre travail et ont même parfois le sentiment d’une totale impunité.» Une heure après les interpellations massives, hier matin, le village du bois Dubrulle se repeuplait peu à peu. Quatre-vingt-dix-neuf interpellations, c’est beaucoup. Mais ils étaient bien plus nombreux encore hier dans les rues de Calais.
Olivier PECQUEUX
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Le 7 avril 2006:
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Comité de soutien"Alexandra et Catalyn" |
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Rendez-vous...Rendez-vous...Rendez-vous...Rendez-vous...Rendez-vous...Rendez-vous...Rendez-vous...Rendez-vous... |
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Le 7 avril 2006:
"le Figaro", 7 avril 2006
Le « chèque » du gouvernement aux étrangers
qui rentrent au pays
par Marie-Christine Tabet
Selon le dispositif que dévoile « Le Figaro », 5 000 personnes en situation irrégulière sont visées. La prime s'élève à 2 000 euros par adulte.
DEPUIS QUELQUES JOURS, les préfets cherchent activement des candidats au retour. Et pour
cause. Ils viennent de recevoir une circulaire – que Le Figaro s'est procurée – les enjoignant «rendre plus opérationnelle (...) l'aide au retour»,quitte à «assouplir les conditions d'éligibilité». Daté du 30 mars 2006, le document est cosigné par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy,
celui de l'Emploi et de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, et par son ministre délégué,
Catherine Vautrin. La circulaire a pour objet de généraliser à «l'ensemble du territoire l'expérimentation d'aide aux retours menée depuis septembre 2005 dans 21 départements» et surtout de la rendre plus efficace. Le ministre des Finances s'est laissé convaincre de débloquer
des crédits permettant le départ de 1 500 familles, ce qui correspond à un total de quelque 5 000 personnes.
Dans ce programme, la traditionnelle indemnité de retour de 150 euros a été transformée en
prime de 2 000 euros proposée à chaque adulte et de 500 euros par enfant. Selon les chiffres
de l'Agence nationale de l'accueil des étrangers (Anaem), les premiers scores sont décevants :
577 départs seraient envisagés mais seulement 78 déjà réalisés, et 117 en cours d'instruction.
«5 000 euros pour un couple avec deux enfants cela fait pourtant un joli pactole dans certains
pays d'Afrique», constate désabusé un fonctionnaire.
Pour encourager les départs, l'Intérieur a décidé d'élargir les catégories d'étrangers concernés
et de systématiser l'offre. Ainsi des déboutés du droit d'asile, provenant des cinq pays considérés comme des «pays sûrs», c'est-à-dire respectueux des droits de l'homme, pourront bénéficier du dispositif. 20 000 irréguliers ont quitté le territoire
Les agents des préfectures et de l'Anaem – anciens fonctionnaires de l'Office des migrations internationales (OMI) – devront se transformer en VRP du dispositif. La circulaire leur fournit
des cibles et une méthode. «Les étrangers dont la première demande a fait l'objet d'un rejet définitif, encore hébergés dans les centres d'accueil pour demandeurs d'asile ou dans un centre d'urgence, devront être visités et se voir proposer systématiquement l'aide.» Les autres sans-papiers devront être convoqués en préfecture. Le texte précise que les courriers, écrits dans la langue d'origine des étrangers, devront être joints aux invitations à quitter le territoire.
Pour les associations, l'aide au retour n'est pas une formule miracle. «L'argent ne suffit pas à motiver un départ, prévient Pierre Henri, directeur de France Terre d'asile. Les préfectures, dont
les étrangers se méfient, auront du mal à convaincre. l faut sans doute trouver des intermédiaires. Les associations ne sont pas hostiles par principe si le retour est effectivement volontaire.»
Le ministre de l'Intérieur mise sur l'aide au retour pour compléter l'arsenal des éloignements
forcés. En 2005, Nicolas Sarkozy s'était engagé à renvoyer quelque 22 500 irréguliers dans leur pays mais seuls 20 000 ont effectivement quitté l a France. Les ambitions du ministre se sont heurtées au manque d'effectifs policiers et de places en centre de rétention mais aussi à la
difficulté d'obtenir les autorisations consulaires des pays concernés. A ces obstacles matériels s'ajoute une résistance plus politique des associations de défense des sans-papiers qui s'opposent aux départs des familles de déboutés.
En 2005, le réseau Éducation sans frontière, animé par des enseignants et des associations de parents d'élèves, a empêché l'éloignement de plusieurs familles sous le coup d'une expulsion.
A tel point que le ministère de l'Intérieur avait envoyé aux préfets une circulaire leur demandant d'abandonner «pendant l'annéescolaire» l es reconduites de familles dont les enfants
fréquentaient une école.
www.lefigaro.fr/france/20060407.FIG000000001_le_cheque_du_gouvernement_aux_ |
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